🌿 De champ maraĂźcher Ă  ForĂȘt NourriciĂšre : notre Ă©volution 2018-2025🌳đŸȘ±đŸ’§*

🌿 De champ maraĂźcher Ă  ForĂȘt NourriciĂšre : notre Ă©volution 2018-2025🌳đŸȘ±đŸ’§*

(vidéo 4 minutes)

 

 

🌿 De champ maraĂźcher Ă  jeune ForĂȘt NourriciĂšre : l’évolution de notre parcelle de 2018 Ă  2025 🌳đŸȘ±đŸ’§

(VidĂ©o – 4 minutes)

Si vous suivez l’histoire de la Ferme Happy’Vers depuis quelque temps, vous savez peut-ĂȘtre que cette parcelle Ă©tait autrefois un champ maraĂźcher.

Une terre qui avait produit et nourri, puis qui avait Ă©tĂ© progressivement laissĂ©e Ă  elle-mĂȘme.

Quand nous avons commencĂ© Ă  travailler ici, notre premiĂšre idĂ©e n’était pourtant pas : « Plantons une forĂȘt. »

Il fallait d’abord comprendre ce que nous avions devant nous.

Une ancienne serre. De la ferraille. Des plastiques. Des bouteilles. Des passages devenus impraticables. Une mare presque oubliée derriÚre la végétation.

Puis, année aprÚs année, des personnes différentes sont arrivées.

Certaines ont nettoyé.

D’autres ont dessinĂ©.

D’autres encore ont plantĂ©, dĂ©montĂ©, construit, observĂ©, entretenu.

Et progressivement, l’ancien champ maraĂźcher a changĂ© de visage.

Voici son histoire.

đŸŒŸ 2018–2022 : nettoyer, Ă©claircir et redĂ©couvrir le lieu

Avant de planter, il a fallu
 enlever.

Le nettoyage dĂ©bute dĂšs 2018, mais tout s’accĂ©lĂšre lorsque nous nous installons Ă  la ferme en septembre 2020.

La serre abandonnĂ©e Ă©tait encore encombrĂ©e de matĂ©riaux laissĂ©s par l’ancienne activitĂ© : plastiques, bouteilles en verre, grillages, barbelĂ©s, ferrailles et autres vestiges du maraĂźchage passĂ©.

Alors nous avons commencé.

On retire.

On trie.

On transporte.

On recommence.

Les passages vers la mare et la forĂȘt sont progressivement rouverts.

La parcelle devient plus accessible et nous pouvons enfin commencer à observer son organisation autrement : la serre, la lisiÚre, la mare, les arbres déjà présents et les différents reliefs du terrain.

C’est un chapitre important de notre histoire.

Parce qu’avant d’imaginer ce qu’un lieu pourrait devenir, il faut parfois commencer simplement par regarder ce qu’il est devenu.

Et ce travail, nous ne l’avons jamais fait seuls.

Famille, ami·e·s, jeunes accueillis sur la ferme, partenaires
 beaucoup de mains ont participĂ© Ă  ces premiĂšres annĂ©es.

Une fois les dĂ©chets retirĂ©s et les passages retrouvĂ©s, une nouvelle question pouvait enfin ĂȘtre posĂ©e :

Qu’allions-nous faire de cette parcelle ?

đŸŒ± 2023 : dessiner puis planter

En 2023, Ludo prend en main une nouvelle étape du projet, activement soutenu par Léo.

Cette fois, nous ne sommes plus uniquement dans le nettoyage.

Il faut rĂ©flĂ©chir Ă  l’organisation future du lieu.

Ludo observe la topographie, dessine les premiers plans de plantation et rĂ©flĂ©chit Ă  l’organisation des diffĂ©rentes strates vĂ©gĂ©tales.

Avec Léo, il repÚre également les jeunes plants disponibles et prépare leur implantation.

Puis vient l’automne.

Et lĂ , les plans quittent le papier.

Une centaine d’arbres sont plantĂ©s au cours des diffĂ©rents chantiers.

Il faut choisir les emplacements, creuser, transporter les plants, les installer et identifier ceux que nous voulons ensuite suivre.

Lors de certaines plantations, nous choisissons Ă©galement d’utiliser du lombricompost, matiĂšre issue du lombricompostage, associĂ© Ă  la terre prĂ©sente sur place.

Il s’agit d’une pratique que nous expĂ©rimentons Ă  la ferme, et non d’une recette universelle de plantation.

👉 Lombricompost et plantation d’un arbre : ce que nous faisons à la ferme

Ludo et LĂ©o animent aussi des temps de transmission autour des arbres, des vers de terre et de l’observation du terrain.

C’est lĂ  que l’ancien champ commence vĂ©ritablement Ă  changer d’apparence.

Mais planter cent arbres ne suffit Ă©videmment pas Ă  crĂ©er une forĂȘt.

Il faut revenir.

Observer.

Entretenir.

Et parfois constater que ce que nous avions imaginĂ© ne s’est pas passĂ© comme prĂ©vu.

🌿 2024 : retravailler l’existant

En 2024, le projet entre donc dans une nouvelle phase.

Cette fois, Jayson prend le relais sur une partie importante du chantier.

Son travail ne consiste pas simplement Ă  ajouter de nouvelles plantations.

Il intervient sur l’organisation mĂȘme du lieu : crĂ©ation du labyrinthe, nouveaux passages, amĂ©nagements en bois et Ă©volution de certaines zones laissĂ©es plus libres.

Et surtout, une vieille connaissance disparaĂźt enfin du paysage :

la serre.

Celle que nous avions nettoyée pendant plusieurs années était toujours debout.

Avec Jayson et Lubin, nous décidons finalement de la démonter.

Pas de grand coup de bulldozer.

Le démontage se fait progressivement.

On démonte.

On trie.

On récupÚre ce qui peut encore servir.

On évacue le reste.

Et petit à petit, le paysage s’ouvre.

Ce chantier marque symboliquement la fin d’une Ă©poque : la structure de l’ancienne activitĂ© maraĂźchĂšre disparaĂźt tandis que le nouveau projet devient de plus en plus visible.

Les diffĂ©rentes zones commencent aussi Ă  ĂȘtre plus facilement identifiables : clairiĂšres, passages, lisiĂšre, zones arborĂ©es


2024 n’est donc pas seulement une annĂ©e de plantation.

C’est une annĂ©e oĂč nous apprenons Ă  retravailler ce qui existe dĂ©jĂ .

🍂 2025 : observer, entretenir et ajuster

Puis arrive 2025.

Et avec elle une phase beaucoup moins spectaculaire en photo


l’entretien. 😅

Parce qu’aprĂšs avoir plantĂ©, construit et amĂ©nagĂ©, il faut revenir voir ce qui s’est rĂ©ellement passĂ©.

C’est lĂ  que Matthew et MaĂ«lle prennent le relais sur cette partie de la ForĂȘt NourriciĂšre, avec l’appui de Nohlann et Kylian.

💧 Rouvrir les sources : le chantier de Matthew

Au cours de l’hiver, une zone attire particuliùrement l’attention de Matthew.

Les saules occupent largement les abords des sources et certains écoulements sont devenus difficiles à suivre.

Matthew commence par observer.

Il retrouve les tracĂ©s de l’eau, examine les arbres prĂ©sents et cherche Ă  comprendre comment cette partie de la parcelle a Ă©voluĂ©.

Puis nous intervenons collectivement.

Certains saules sont coupés, des branches sont retirées et plusieurs passages sont rouverts.

AprĂšs ces interventions, nous constatons quelque chose de trĂšs concret :

l’eau redevient visible dans plusieurs zones oĂč nous ne la voyions pratiquement plus.

Mais nous restons prudents sur l’interprĂ©tation.

Une mare et une zone humide Ă©voluent sous l’influence de nombreux paramĂštres. Quelques semaines ou quelques mois d’observation ne permettent pas d’attribuer l’ensemble de leur Ă©volution Ă  une seule intervention.

Nous documentons donc ce qui s’est passé  puis nous continuons Ă  observer.

👉 La mare renaĂźt : dĂ©couvrir le chantier rĂ©alisĂ© autour de nos sources

🌳 Matthew & MaĂ«lle font l’inventaire des plantations

Autre chantier de 2025 : revenir sur les arbres plantés précédemment.

Et forcément


tout n’a pas repris.

Matthew et Maëlle font donc le tour de la parcelle arbre aprÚs arbre.

Quels plants sont toujours lĂ  ?

Lesquels ont disparu ?

Quels emplacements peuvent accueillir de nouvelles plantations ?

Quels secteurs ont changé depuis 2023 ?

Certaines plantations sont remplacĂ©es et d’autres zones sont simplement laissĂ©es telles quelles.

Cette étape nous rappelle quelque chose de trÚs simple :

planter n’est que le dĂ©but de l’histoire.

Le vĂ©ritable apprentissage commence souvent lorsque l’on revient deux ans plus tard regarder ce qu’il reste de nos plans.

đŸȘ” Consolider les amĂ©nagements

En parallÚle, il faut continuer à entretenir les structures créées les années précédentes.

Certains aménagements en bois sont consolidés.

Le tressage du labyrinthe se poursuit.

Des branches issues des différents chantiers sont assemblées en haies sÚches.

Nohlann et Kylian apportent alors une sacrée force de travail.

Porter.

Déplacer.

Dégager.

Tresser.

Réparer.

Recommencer.

Ce sont rarement les tĂąches les plus spectaculaires.

Mais ce sont elles qui permettent au projet de continuer à évoluer année aprÚs année.

đŸŒČ Alors
 est-ce vraiment devenu une forĂȘt ?

Bonne question.

Nous parlons aujourd’hui de notre jeune ForĂȘt NourriciĂšre parce que c’est le nom que nous avons choisi pour ce projet et l’orientation que nous donnons progressivement Ă  cette parcelle.

Mais nous ne prĂ©tendons pas qu’un ancien champ maraĂźcher devient biologiquement une forĂȘt simplement parce que nous y avons plantĂ© des arbres.

Ce que nous pouvons affirmer, en revanche, c’est ce que nous voyons.

La parcelle de 2025 ne ressemble plus Ă  celle de 2018.

Les anciennes structures maraĂźchĂšres ont disparu.

Une centaine d’arbres ont Ă©tĂ© plantĂ©s au fil des chantiers.

Certaines plantations ont disparu et d’autres sont toujours là.

Des clairiÚres, des passages et différentes zones arborées sont désormais identifiables.

La mare et les sources sont redevenues accessibles à l’observation.

Et surtout, notre maniÚre de regarder cet endroit a complÚtement changé.

Nous ne voyons plus un ancien champ à remettre en état.

Nous voyons un projet à suivre pendant des années.

đŸȘ± Et les vers dans tout ça ?

Ils sont Ă©videmment toujours lĂ  dans notre maniĂšre d’observer le terrain.

Mais là encore, pas question de leur faire dire plus qu’ils ne peuvent.

Vers de terre et vers de compost ne correspondent d’ailleurs pas nĂ©cessairement aux mĂȘmes groupes ni aux mĂȘmes modes de vie.

Les vers rencontrés sous les feuilles, dans une prairie ou dans un lombricomposteur peuvent évoluer dans des milieux trÚs différents.

C’est prĂ©cisĂ©ment cette diversitĂ© que nous cherchons aujourd’hui Ă  transmettre.

👉 Ce que les vers racontent selon leur milieu naturel

PlutĂŽt que de prĂ©senter leur prĂ©sence comme la preuve qu’un terrain serait « meilleur » qu’un autre, nous apprenons Ă  observer quels vers sont prĂ©sents, oĂč nous les rencontrons et dans quelles conditions.

đŸ€ Une forĂȘt construite par plusieurs gĂ©nĂ©rations

Depuis 2018, les visages changent.

Certaines personnes restent quelques jours.

D’autres plusieurs mois.

Certaines reviennent.

Mais chacune laisse quelque chose derriĂšre elle.

Ludo et Léo ont dessiné et accompagné les premiÚres grandes plantations.

Jayson et Lubin ont participĂ© Ă  la transformation physique du lieu et au dĂ©montage de l’ancienne serre.

Matthew et MaĂ«lle ont repris l’observation des arbres et des sources.

Nohlann et Kylian ont apporté leur énergie sur de nombreux chantiers.

Les plus expérimentés transmettent leurs connaissances.

Les plus jeunes posent parfois les questions auxquelles nous n’avions mĂȘme pas pensĂ©.

Et c’est probablement la dimension la plus importante de cette ForĂȘt NourriciĂšre.

Elle n’est pas seulement faite d’arbres.

Elle est aussi faite de transmission.

🙏 Merci Ă  toutes les mains qui ont façonnĂ© ce lieu

À Matthew et MaĂ«lle, pour leur engagement dans l’entretien, l’observation des sources et le suivi des plantations.

À Nohlann et Kylian, pour leur Ă©nergie constante sur les diffĂ©rents chantiers.

À Jayson et Lubin, pour leur travail sur les amĂ©nagements et le dĂ©montage de la serre.

À Ludo et LĂ©o, pour l’impulsion donnĂ©e aux premiĂšres grandes plantations et les temps de transmission organisĂ©s autour du projet.

Merci Ă©galement aux Ă©quipes pĂ©dagogiques, aux enseignant·e·s et aux Ă©lĂšves du LycĂ©e Tracy de Vire pour leur confiance renouvelĂ©e. Cette dynamique rejoint notre coopĂ©ration CĂŽte d’Ivoire × France, construite autour des rencontres, des expĂ©riences de terrain et de la transmission agricole.

Merci au Lycée La Salle Saint-Antoine à Bois pour sa confiance.

Et merci à nos familles, nos ami·e·s et à toutes les personnes qui ont un jour porté un arbre, déplacé une branche, démonté un morceau de serre ou simplement pris quelques minutes pour regarder ce lieu avec nous.

Parce qu’en huit annĂ©es, une chose est devenue Ă©vidente :

ce projet est profondément collectif.

🌿 Et maintenant ?

La suite ne consiste pas forcément à planter toujours plus.

Elle consiste aussi Ă  revenir.

Observer les arbres déjà présents.

Suivre l’évolution de la mare.

Entretenir les passages.

Regarder quelles zones changent.

Documenter ce qui fonctionne
 et ce qui ne fonctionne pas comme nous l’avions imaginĂ©.

Puis transmettre ces observations Ă  celles et ceux qui passeront aprĂšs nous.

C’est exactement ce que devient progressivement la Ferme Happy’Vers : un terrain oĂč l’on apprend en faisant.

đŸŒ± Participer Ă  nos ateliers

âžĄïž DĂ©couvrir nos prochains rendez-vous et inscriptions

đŸȘ± DĂ©couvrir le lombricompostage

âžĄïž DĂ©couvrir nos lombricomposteurs en bois Douglas

âžĄïž DĂ©couvrir nos vers de compost

đŸ€ Construire un projet avec Happy’Vers

âžĄïž Vous avez un projet sur votre territoire ? Parlons-en.

🔎 Pour poursuivre l’histoire

Cette ForĂȘt NourriciĂšre ne s’est Ă©videmment pas construite en un seul article.

👉 Retour sur notre atelier de plantation d’arbres

👉 Explorer & planter un arbre : une journĂ©e d’atelier Ă  la Ferme Happy’Vers

👉 Immersion agroforestiùre : transmission des savoirs fruitiers et greffage

👉 La mare renaĂźt : une nouvelle Ă©tape en zone Natura 2000

👉 FAQ : comprendre les mares naturelles, les zones humides et Natura 2000

👉 Ce que les vers racontent selon leur milieu naturel

En 2018, nous avions devant nous un ancien champ maraßcher encombré et une serre abandonnée.

En 2025, nous regardons des arbres, une mare, des clairiÚres, des chemins
 et surtout les traces laissées par toutes les personnes qui ont participé au projet.

La suite ?

Elle est encore Ă  observer, Ă  construire et Ă  transmettre. 🌳đŸȘ±đŸ’§

Retour au blog