Récolte automnale à la Ferme Happy’Vers : courges, maïs et champignons*

Récolte automnale à la Ferme Happy’Vers : courges, maïs et champignons*

🍂 Récolte automnale : champignons, châtaignes, courges et premier maïs

L’automne a toujours une ambiance particulière à la ferme. Les couleurs changent, les températures baissent, les balades en forêt recommencent… et les paniers se remplissent différemment.

Cette année-là, nous avons récolté des champignons, des châtaignes, nos premières courges et même notre premier maïs. Une saison riche en découvertes, mais surtout intéressante pour une raison : elle nous a permis de comparer plusieurs zones de culture et de regarder ce qui s’était réellement passé sur le terrain.

🍄 L’appel de la forêt

Comme chaque automne, nous chaussons les bottes pour partir en forêt. Cèpes, pieds-de-mouton, sanguins, trompettes-chanterelles et châtaignes font partie des trouvailles possibles selon les années et les conditions.

Mais au-delà de la cueillette, ces balades sont aussi l’occasion de regarder ce qui se passe sous les feuilles. Matières végétales en décomposition, champignons, petits organismes, traces laissées par différents animaux… le sous-bois offre toujours quelque chose à observer.

Et parfois, le plus intéressant n’est pas ce que l’on met dans le panier, mais ce que l’on remarque en chemin.

🎃 Nos premières courges sur les andains

Pour protéger certaines zones de nos andains de l’exposition directe pendant l’été, nous avions installé des courges.

Quelques mois plus tard, nous avons récolté nos premiers fruits.

C’était une vraie satisfaction, simplement parce qu’il s’agissait d’une première expérience sur cette zone.

Dans l’ancienne version de cet article, nous expliquions que les courges avaient été « nourries par les nutriments du lombricompost ». Aujourd’hui, nous préférons ne pas aller aussi loin.

Nous avons utilisé du lombricompost, matière issue de notre activité de lombricompostage, dans certaines de nos pratiques. Mais cela ne nous permet pas d’attribuer la récolte observée à cette matière seule.

🌽 Et notre premier maïs ?

Autre nouveauté : notre première récolte de maïs.

Nous avions réparti les cultures sur deux zones différentes et observé des écarts visuels entre elles.

Certaines plantes étaient plus développées que d’autres, et certains épis paraissaient plus fournis.

C’est un constat de terrain.

En revanche, une comparaison visuelle sur une seule saison ne suffit pas à démontrer que le lombricompost est à l’origine de ces différences.

Exposition, structure du terrain, humidité, historique de la parcelle, densité de plantation et autres paramètres peuvent intervenir en même temps.

C’est pourquoi nous préférons désormais dire :

« Voilà ce que nous avons observé »

plutôt que :

« Voilà ce que le lombricompost a forcément provoqué. »

💧 Entre 0 et 3 arrosages : un chiffre à remettre dans son contexte

Ces dernières années, certaines zones cultivées de la ferme ont nécessité très peu d’arrosages de notre part, parfois entre 0 et 3 arrosages sur la saison.

Là encore, ce chiffre correspond à notre retour d’expérience sur une parcelle précise et dans des conditions météo données.

Il ne constitue ni une garantie ni une méthode reproductible partout.

Pluviométrie, couverture du sol, ombrage, type de culture et caractéristiques du terrain jouent tous un rôle.

Nous gardons donc ce chiffre pour ce qu’il est : une observation intéressante à suivre dans le temps.

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🪱 Et les vers dans tout ça ?

À la ferme, les vers sont évidemment présents dans notre quotidien.

Les vers de compost que nous élevons, notamment Eisenia fetida, vivent principalement dans des matières organiques en décomposition. Ils participent au processus de lombricompostage avec de nombreux autres organismes.

Au fil du temps, les matières évoluent jusqu’à devenir une matière issue du processus : le lombricompost.

Mais nous ne présentons plus les vers comme des « artisans de la fertilité » ni le lombricompost comme une matière qui garantirait des cultures plus vigoureuses.

Ils sont déjà suffisamment intéressants sans qu’on leur attribue toutes les réussites du potager. 😅🪱

🔄 Après la récolte, que deviennent les restes ?

Après la cueillette vient évidemment la cuisine : soupes, poêlées, tourtes, châtaignes grillées ou maïs partagé en famille.

Et il reste aussi des épluchures et d’autres matières organiques.

Selon leur nature, certaines peuvent rejoindre le lombricomposteur, d’autres le compost, et certaines peuvent être destinées aux animaux lorsqu’elles sont adaptées.

Ce qui nous intéresse surtout, c’est de suivre le parcours de ces matières plutôt que de les regarder uniquement comme des déchets.

🌿 Une saison qui nous apprend surtout à observer

Cette récolte automnale ne prouve pas qu’une seule méthode explique tout.

Elle nous montre surtout que le terrain réserve toujours des surprises.

Une culture réussit mieux sur une zone.

Une autre moins bien.

Une saison demande presque aucun arrosage.

L’année suivante peut être complètement différente.

Et c’est exactement pour cela que nous continuons à documenter ce que nous faisons.

Observer, comparer, noter… puis recommencer.

💚 Ce que nous retenons de cet automne

Des champignons dans les paniers.

Des châtaignes à griller.

Nos premières courges.

Notre premier maïs.

Et une nouvelle série de questions sur ce qui a fonctionné, ce qui mérite d’être testé à nouveau et ce que nous devrons observer autrement l’année suivante.

Pas besoin de tirer une grande conclusion.

Parfois, une saison réussie est déjà une belle histoire à raconter. 🍂🌽🎃

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