🌳 Pourquoi plantons-nous autant d’arbres Ă  la Ferme Happy’Vers ? 🌿 đŸȘ±*

🌳 Pourquoi plantons-nous autant d’arbres Ă  la Ferme Happy’Vers ? 🌿 đŸȘ±*

🌳 Pourquoi plante-t-on autant d’arbres à la Ferme Happy’Vers ?

Quand on regarde les photos de la ferme Ă  notre arrivĂ©e en septembre 2020 et celles d’aujourd’hui, une diffĂ©rence saute assez vite aux yeux : il y a de plus en plus d’arbres. 😅🌳

On plante. On replante. On déplace parfois de jeunes arbres. On récupÚre ceux que des amis nous donnent. On apprend à greffer. Et chaque hiver, de nouveaux sujets rejoignent progressivement les parcelles.

Alors forcĂ©ment, une question revient : pourquoi plante-t-on autant d’arbres ?

La rĂ©ponse tient moins dans une recette agroforestiĂšre que dans l’histoire du lieu que nous sommes en train de construire.

đŸŒŸ Faire Ă©voluer progressivement d’anciennes terres agricoles

Certaines parcelles de la ferme ont connu diffĂ©rents usages agricoles avant notre arrivĂ©e, notamment la vigne et le maraĂźchage. Depuis 2020, nous avons choisi de faire Ă©voluer progressivement certains de ces espaces en y rĂ©introduisant davantage d’arbres.

Nous ne cherchons pas Ă  prĂ©tendre que planter des arbres « rĂ©pare » automatiquement une parcelle ou permet de recrĂ©er une forĂȘt en quelques annĂ©es.

Nous faisons évoluer le paysage.

Certaines zones restent cultivĂ©es. D’autres accueillent progressivement davantage d’arbres et d’arbustes. Ailleurs, nous laissons une partie de la vĂ©gĂ©tation spontanĂ©e Ă©voluer.

Et surtout, nous observons ce que cela donne au fil des saisons.

👉 De champ maraĂźcher Ă  jeune forĂȘt nourriciĂšre

🌳 Une centaine d’arbres plantĂ©s en 2023
 puis on a continuĂ©

L’hiver 2023 a marquĂ© une Ă©tape importante avec la plantation d’environ une centaine d’arbres sur diffĂ©rentes zones de la ferme.

Puis l’histoire a continuĂ© en 2024 avec de nouvelles plantations rĂ©alisĂ©es notamment lors d’ateliers et de chantiers participatifs.

Certains arbres sont achetĂ©s. D’autres nous sont donnĂ©s. Nous rĂ©cupĂ©rons Ă©galement, lorsque cela est pertinent, de jeunes sujets prĂ©sents sur certaines parcelles pour les transplanter ailleurs sur la ferme.

Résultat : notre paysage change progressivement.

Mais planter un arbre ne signifie Ă©videmment pas qu’il survivra automatiquement.

Certains prennent.

D’autres non.

Certains poussent rapidement.

D’autres semblent rĂ©flĂ©chir trĂšs longtemps avant de se dĂ©cider. 😅

Et chaque saison nous oblige Ă  regarder ce qui s’est rĂ©ellement passĂ© plutĂŽt que ce que nous avions imaginĂ©.

🍎 Patrick, les fruitiers et tout ce qu’il nous reste à apprendre

Une partie importante de cette aventure se construit avec Patrick de Mémoire FruitiÚre des Charentes.

Au fil de nos rencontres, nous découvrons des variétés fruitiÚres, apprenons différentes techniques de greffage et de taille et échangeons autour des arbres présents sur nos parcelles.

Avec Léo et Ludo, puis Jayson et Lubin, ces immersions nous ont permis de passer progressivement de la théorie au geste.

Parce qu’on peut regarder vingt vidĂ©os expliquant comment rĂ©aliser une greffe


À un moment, il faut prendre le greffoir. đŸ˜…âœ‚ïžđŸŒł

Ce travail se poursuit aujourd’hui avec notre projet de conservatoire participatif d’arbres fruitiers rustiques à la ferme.

👉 Greffage d’arbres fruitiers rustiques : apprendre, transmettre et faire grandir notre conservatoire

👉 Immersion agroforestiùre : transmission des savoirs fruitiers et greffage

🌿 Est-ce qu’on plante uniquement des essences locales ?

Nous essayons de choisir les arbres en fonction du projet, de leur emplacement et de ce que nous souhaitons construire sur la parcelle. Certains jeunes plants proviennent directement de la ferme, d’autres nous sont donnĂ©s et certains sont achetĂ©s pour complĂ©ter les plantations.

Dans l’ancienne version de cet article, nous parlions d’arbres « locaux, rustiques, capables de pousser sans aide artificielle ».

C’était beaucoup trop gĂ©nĂ©ral.

Rustique ne signifie pas indestructible. 😅

La capacitĂ© d’un arbre Ă  s’installer dĂ©pend notamment de l’espĂšce ou de la variĂ©tĂ©, du porte-greffe pour les fruitiers greffĂ©s, du terrain, des conditions de plantation, de la mĂ©tĂ©o et du suivi rĂ©alisĂ© aprĂšs plantation.

Nous prĂ©fĂ©rons donc raconter les arbres que nous plantons et observer leur comportement plutĂŽt que leur attribuer Ă  l’avance une rĂ©sistance garantie.

💧 Est-ce que planter des arbres permet de ne plus arroser ?

Non, pas automatiquement.

C’était pourtant l’une des promesses formulĂ©es dans l’ancienne version de ce Perma’Tuto.

Les arbres peuvent crĂ©er de l’ombre et modifier progressivement les conditions prĂ©sentes autour d’eux. Mais ils ont eux-mĂȘmes besoin d’eau, particuliĂšrement pendant certaines phases de leur installation.

Les interactions entre arbres, cultures, eau et sol dépendent de nombreux paramÚtres.

Chez nous, nous observons donc les différences entre les zones arborées, les jeunes plantations et les espaces plus ouverts, sans transformer ces observations en promesse de culture « sans arrosage ».

👉 Comment aider le sol à garder l’eau ?

đŸȘ± Et les vers dans tout ça ?

Impossible Ă©videmment d’écrire un Perma’Tuto Happy’Vers sans qu’un lombric tente de s’incruster quelque part. 😂đŸȘ±

Mais lĂ  aussi, remettons chacun Ă  sa place.

Les vers de terre appartiennent Ă  diffĂ©rentes catĂ©gories Ă©cologiques. Certains vivent principalement dans les matiĂšres prĂ©sentes Ă  la surface, d’autres dans le sol et certains creusent des galeries plus verticales.

Les vers que nous élevons pour le lombricompostage, notamment Eisenia fetida, sont des épigés. Ils évoluent principalement dans des matiÚres organiques en décomposition.

Ils ne sont donc pas des « petits ouvriers » que nous pourrions simplement déposer au pied de nos arbres pour améliorer la terre ou favoriser leur croissance.

👉 Ce que les vers racontent selon leur milieu naturel

đŸŒ± Et le lombricompost lors des plantations ?

Nous avons utilisé du lombricompost, matiÚre issue de notre activité de lombricompostage, lors de certaines plantations réalisées à la ferme.

Dans l’ancienne version de cet article, nous lui attribuions cependant de nombreux effets : meilleure rĂ©tention d’eau, disponibilitĂ© accrue des nutriments, rĂ©sistance des arbres aux conditions climatiques extrĂȘmes


Nous ne présentons plus ces effets comme des performances garanties de notre produit.

L'utilisation que nous faisons du lombricompost Ă  la ferme constitue une pratique dans notre propre contexte. Elle ne signifie pas qu’il est indispensable pour planter un arbre ni qu’il garantit sa reprise ou sa rĂ©sistance.

👉 Peut-on planter un arbre avec du lombricompost ?

🔎 Alors, pourquoi continuons-nous à planter ?

Parce que nous voulons faire évoluer certaines parcelles de la ferme vers des espaces davantage arborés.

Parce que nous souhaitons dĂ©velopper notre forĂȘt nourriciĂšre et notre conservatoire fruitier.

Parce que certains arbres produiront peut-ĂȘtre un jour des fruits.

Parce que nous voulons apprendre à greffer et transmettre des variétés.

Parce que les zones arborées créent un paysage différent de celui que nous avons découvert en 2020.

Et aussi parce qu’un arbre oblige à penser autrement le temps.

Nous pouvons le planter aujourd’hui.

Mais ce que deviendra réellement cet arbre, nous le découvrirons dans cinq, dix ou vingt ans.

👀 Planter, c’est aussi accepter de ne pas connaĂźtre le rĂ©sultat

C’est peut-ĂȘtre ce que cette aventure nous apprend le plus.

Nous avons commencĂ© avec des plans, des dessins et beaucoup d’idĂ©es.

Puis le terrain a rĂ©pondu. 😅

Certains arbres ont parfaitement repris.

D’autres ont disparu.

Certaines zones ont évolué beaucoup plus rapidement que prévu.

Et d’autres pas du tout comme nous l’avions imaginĂ©.

Alors chaque année, nous recommençons : observer, planter, déplacer parfois, greffer, apprendre et ajuster.

Notre forĂȘt nourriciĂšre n’est pas terminĂ©e.

Notre conservatoire non plus.

Et c’est probablement trùs bien ainsi.

💚 Une aventure construite à plusieurs

Tous ces arbres n’auraient pas rejoint la ferme sans les nombreuses personnes qui participent à cette histoire.

Merci à Patrick de Mémoire FruitiÚre des Charentes pour les arbres, les greffons et surtout les savoir-faire transmis au fil des années.

Merci aux stagiaires et apprenants qui ont participĂ© aux plantations et aux diffĂ©rents chantiers, notamment LĂ©o, Ludo, Jayson et Lubin, ainsi qu’au LycĂ©e Tracy-Vire.

Merci Ă©galement Ă  JoĂ«l, Matthieu, Lydie, Peno, MĂ©lanie, Marion et Ă  toutes celles et ceux qui nous ont donnĂ© des plants, prĂȘtĂ© leurs bras ou partagĂ© leurs connaissances.

Un arbre arrive parfois dans un coffre de voiture.

Un autre sous le bras d’un ami.

Un troisiĂšme sous forme de greffon.

Puis chacun trouve progressivement sa place.

🌳 Pourquoi plante-t-on autant d’arbres ?

Finalement, notre réponse est beaucoup moins spectaculaire que celle que nous donnions autrefois.

Nous ne plantons pas des arbres parce qu’ils seraient une solution magique capable de « rĂ©gĂ©nĂ©rer » automatiquement nos terres.

Nous les plantons parce qu’ils font partie du projet de ferme que nous construisons depuis 2020.

Une ferme plus arborée.

Un conservatoire fruitier en construction.

Une forĂȘt nourriciĂšre qui grandit.

Des espaces que nous continuons Ă  observer.

Et surtout un projet qui ne sera probablement jamais complÚtement terminé.

Parce qu’à peine avons-nous fini de planter un arbre qu’une nouvelle question arrive :

« Bon
 on met quoi Ă  cĂŽtĂ© ? » 😂🌳

📚 Pour poursuivre

👉 De champ maraĂźcher Ă  jeune forĂȘt nourriciĂšre

👉 Greffage d’arbres fruitiers rustiques

👉 Immersion agroforestiùre : transmission des savoirs fruitiers et greffage

👉 Peut-on planter un arbre avec du lombricompost ?

👉 Comment aider le sol à garder l’eau ?

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