♻️ Quand les biodéchets racontent leur propre histoire
Récit d’une journée d’inauguration entre réemploi, lien social et matière organique
😊 Nous étions à l’inauguration du Village du Réemploi de l’Estuaire et du SMICVAL Market.
Un moment important pour le territoire de la Communauté de communes de l’Estuaire et pour les différentes équipes qui ont travaillé à la réalisation de ce projet.
Parmi elles, Lydia Héraud, Présidente de la Communauté de communes de l’Estuaire, Eve Lalande, Cheffe de projet transition écologique, ainsi que, côté SMICVAL, Sylvain Guinaudie, Président, et Fabien Lagarde, Chargé de projet du site.
Nous remercions chaleureusement Eve Lalande pour son invitation à participer à cette journée, ainsi que la Communauté de communes de l’Estuaire et le SMICVAL.
Pour Happy’Vers, cette inauguration avait une saveur toute particulière.
Parce que ce nouveau lieu se trouve à seulement deux kilomètres de notre ferme.
Et parce que nous pouvions y parler de ce que nous faisons quotidiennement avec certaines matières organiques.
♻️ Un lieu pour déposer, transmettre… et reprendre autrement
Le Village du Réemploi de l’Estuaire et le SMICVAL Market permettent notamment aux habitants de déposer certains objets, mais aussi d’en récupérer.
Un objet dont une personne n’a plus l’usage peut ainsi poursuivre son histoire ailleurs.
Pendant cette journée d’inauguration, nous avons pu découvrir le lieu, rencontrer les équipes et échanger avec les différents acteurs présents.
Et forcément, cette question du devenir des matières et des objets faisait particulièrement écho à notre propre activité.
Car chez Happy’Vers aussi, nous nous intéressons à ce qui se passe après.
Après l’épluchure.
Après le marc de café.
Après certains restes de cuisine.
Que peuvent devenir ces matières ?
C’est précisément ce que nous étions venus montrer.
🪱🌱 Happy’Vers : les mains dans la matière
Sur notre stand, nous présentions :
-
nos vers à compost ;
-
notre lombricompost ;
-
notre lombricomposteur de moyenne capacité ;
-
ainsi que des plants issus de nos cultures à la ferme.
L’objectif était très concret.
Montrer. Faire toucher. Observer. Sentir. Et répondre aux questions.
Les visiteurs pouvaient regarder les vers, découvrir les matières présentes dans le lombricomposteur et observer le résultat obtenu à la ferme après le processus de lombricompostage.
Et très vite, une question revenait :
quelle différence y a-t-il entre un composteur et un lombricomposteur ?
🍂 Compost et lombricompost : deux processus différents
Cette inauguration n’était pas destinée à devenir un cours complet sur le compostage.
Mais notre démonstration permettait d’expliquer une différence importante.
Dans un composteur classique comme dans un lombricomposteur, des matières organiques évoluent progressivement sous l’action de différents organismes et micro-organismes.
Dans le lombricompostage, des vers adaptés à des milieux riches en matières organiques en décomposition, comme Eisenia fetida, participent au processus.
Les conditions, les organismes impliqués et la conduite ne sont donc pas exactement les mêmes.
Sur notre stand, plutôt que d’essayer de tout expliquer en quelques minutes, nous pouvions surtout montrer notre propre lombricomposteur et raconter comment nous le conduisons à la ferme.
Que mettons-nous dedans ?
Quels vers élevons-nous ?
Que deviennent progressivement les matières ?
Comment récoltons-nous le lombricompost ?
Et comment l’utilisons-nous ensuite dans nos propres cultures ?
Pour approfondir ces questions :
👉 Composteur ou lombricomposteur : quelles différences et comment bien choisir ?
👉 Lombricompostage : les 5 gestes essentiels pour démarrer sans galérer
🍎 Quand les biodéchets racontent une autre histoire
C’est finalement là que le titre de cet article prend tout son sens.
Une épluchure de légume peut simplement être regardée comme quelque chose dont nous voulons nous débarrasser.
À la ferme, certaines matières organiques adaptées rejoignent au contraire nos lombricomposteurs ou nos espaces de compostage.
Nous pouvons alors suivre leur évolution.
Observer les vers.
Regarder la matière changer progressivement.
Puis récolter le lombricompost que nous produisons.
C’est cette histoire-là que nous avions envie de raconter pendant l’inauguration.
Pas celle d’un déchet qui disparaît comme par magie.
Mais celle d’une matière dont nous pouvons, dans certaines conditions, accompagner la transformation.
🤝 Une journée riche en rencontres
Autour de nous, de nombreux exposants présentaient leurs activités et leurs projets.
Nous avons rencontré des élus locaux, départementaux et régionaux, des agents de collectivités, des partenaires ainsi que des habitants des communes voisines.
Certains connaissaient déjà Happy’Vers.
D’autres découvraient notre métier.
Et comme souvent lorsque nous sortons les vers…
les discussions commençaient très facilement. 🪱
Une question sur le lombricompostage en entraînait une autre sur les biodéchets.
Puis quelqu’un racontait son composteur.
Un autre parlait de son jardin.
Et la conversation continuait.
Ces rencontres nous permettent aussi de mettre des visages sur des noms, de retrouver des personnes avec lesquelles nous travaillons déjà et d’en rencontrer de nouvelles.
📍 À seulement deux kilomètres de la ferme
C’est probablement ce qui m’a le plus marquée pendant cette inauguration.
Deux kilomètres.
C’est à peu près la distance qui sépare ce nouveau lieu de notre ferme.
Nous parlons souvent de projets de territoire, de circuits de proximité ou de valorisation locale des matières.
Ce jour-là, cette proximité était très concrète.
Nous avions simplement chargé notre matériel, nos vers et notre lombricomposteur…
et parcouru quelques kilomètres pour rejoindre l’inauguration.
Pour nous, cette journée restera donc associée à cette sensation particulière : participer à un nouvel événement du territoire presque au bout du chemin de la ferme.
🌱 Ce que nous retenons de cette journée
Nous ne prétendons évidemment pas qu’une inauguration suffit à changer nos habitudes ou à résoudre toutes les questions liées aux déchets et aux biodéchets.
Mais ce jour-là, un nouveau lieu ouvrait ses portes.
Des habitants le découvraient.
Des acteurs du territoire présentaient leurs activités.
Et Happy’Vers était là pour apporter sa petite contribution en racontant ce que nous faisons avec certaines matières organiques.
Finalement, les biodéchets n’ont peut-être pas raconté leur histoire.
Nous avons simplement raconté la nôtre avec eux.
Et cette histoire commence très souvent par une épluchure…
et quelques vers. 🪱🌱
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