🌾 Floralies 2026 de Saint-AndrĂ©-de-Cubzac : Happy’Vers et ses lombrics*

🌾 Floralies 2026 de Saint-AndrĂ©-de-Cubzac : Happy’Vers et ses lombrics*

🌾 Des vers pour votre jardin ? Retour sur notre premiĂšre participation aux Floralies 2026 de Saint-AndrĂ©-de-Cubzac

Une premiĂšre aux Floralies

Le 1er mai 2026, nous participions pour la premiÚre fois aux Floralies de Saint-André-de-Cubzac.

Le réveil avait sonné bien avant le lever du soleil.

Une semaine seulement s’était Ă©coulĂ©e depuis la FĂȘte de l’Asperge et, autant le dire, la fatigue Ă©tait encore bien prĂ©sente.

Pourtant, à 5 heures du matin, nous prenions déjà la route.

Dans le vĂ©hicule : nos vers Ă  compost, un lombricomposteur que nous avions prĂ©vu d’ouvrir pour permettre aux visiteurs d’observer son contenu, quelques semences Kokopelli
 mais aussi l’exposition que nous avions prĂ©sentĂ©e quelques jours auparavant Ă  la FĂȘte de l’Asperge.

À travers des photos, elle raconte plusieurs Ă©tapes de notre aventure : la mare, les plantations, les haies, le potager-forĂȘt, les diffĂ©rents chantiers rĂ©alisĂ©s Ă  la ferme et notre journĂ©e technique « Cultiver avec le vivant ».

En installant le stand, une question me traversait l’esprit :

qu’est-ce qui allait attirer le regard en premier ?

Les vers ?

Le lombricomposteur ?

Les panneaux de l’exposition ?

Pour Ă©veiller la curiositĂ©, j’avais simplement Ă©crit sur un tableau noir :

« Des vers pour votre jardin ? »

Et juste en dessous :

« Infos ici. »

Parfois, une simple question suffit Ă  lancer une conversation.

👀 Les premiers visiteurs Ă©taient
 les enfants

TrÚs vite, les premiers curieux sont arrivés.

Comme souvent sur notre stand, ce sont les enfants qui se sont approchés les premiers.

Ils voulaient regarder les vers, les observer et savoir ce qu’ils faisaient dans cette drîle de boüte.

Les parents restaient parfois un peu en retrait.

Puis ils écoutaient les questions de leurs enfants.

Et presque naturellement, ils entraient Ă  leur tour dans la discussion.

Un enfant demandait :

« Pourquoi il y a des vers dans cette boßte ? »

Puis un adulte poursuivait :

« Au fait
 quelle est la diffĂ©rence entre un composteur et un lombricomposteur ? »

À partir de là, la discussion pouvait durer cinq minutes


ou beaucoup plus longtemps.

đŸȘ± De fil en aiguille, nous parlions lombricompostage

Le lombricomposteur ouvert permettait de montrer directement ce que nous expliquions.

Les visiteurs pouvaient observer les vers à compost, regarder les matiÚres présentes dans leur litiÚre et découvrir le lombricompost obtenu au terme du processus.

Nous pouvions alors parler de ce qui se passe dans un lombricomposteur : les matiĂšres organiques apportĂ©es Ă©voluent progressivement dans un milieu oĂč les vers Ă  compost interviennent avec de nombreux autres organismes.

Et surtout, les questions arrivaient directement Ă  partir de ce que chacun avait sous les yeux.

Que peut-on déposer dans le bac ?

Pourquoi met-on du carton ?

Comment commencer ?

Que devient progressivement la matiĂšre ?

Quelle différence avec un composteur classique ?

👉 Composteur ou lombricomposteur : quelles diffĂ©rences et comment bien choisir ?

👉 Lombricompostage : les 5 gestes essentiels pour dĂ©marrer sans galĂ©rer

đŸŒ± Tous les vers de terre vont-ils dans un lombricomposteur ?

Une autre question revenait réguliÚrement :

« Est-ce que tous les vers de terre peuvent vivre dans un lombricomposteur ? »

Et cette question nous permettait d’ouvrir une nouvelle porte.

Tous les vers de terre ne vivent pas dans les mĂȘmes milieux.

On distingue notamment plusieurs grandes catégories écologiques : épigés, endogés et anéciques.

Les vers que nous élevons pour le lombricompostage, notamment Eisenia fetida, appartiennent aux épigés. Ils sont adaptés aux milieux riches en matiÚres organiques en décomposition, ce qui explique leur utilisation dans les lombricomposteurs lorsque les conditions leur conviennent.

Les endogés vivent davantage dans le sol.

Les anéciques présentent encore un autre mode de vie et peuvent notamment creuser des galeries plus profondes.

Cette diversité permet surtout de comprendre une chose :

un ver trouvĂ© dans la terre du jardin n’est pas nĂ©cessairement un ver adaptĂ© au lombricompostage.

👉 Tous les vers sont-ils bons pour produire du lombricompost ?

🌿 Quand les vers ouvraient la porte à d’autres histoires

Ce qui m’a le plus marquĂ©e pendant cette journĂ©e, c’est que les conversations ne s’arrĂȘtaient presque jamais aux vers.

AprĂšs avoir observĂ© le lombricomposteur, de nombreux visiteurs levaient les yeux vers les panneaux de l’exposition.

Ils découvraient alors les photos de la ferme.

La mare.

Les plantations.

Les haies.

Le potager-forĂȘt.

Les différents chantiers que nous menons depuis plusieurs années.

Et les échanges changeaient progressivement de sujet.

Certains nous parlaient de leur propre jardin.

D’un sol devenu difficile à travailler.

Des périodes de sécheresse.

Des arbres qu’ils venaient de planter.

De leurs essais de compostage.

Ou simplement de ce qu’ils observaient chez eux.

Nous pouvions alors partager à notre tour ce que nous expérimentons et observons sur notre terrain, sans prétendre que nos pratiques constituent une réponse valable pour tous les jardins.

Cette exposition raconte notre histoire.

Mais elle sert surtout de point de départ à la conversation.

👉 Retour sur la journĂ©e « Cultiver avec le vivant » 2026

đŸŒ± Observer avant de parler de techniques

C’est aussi l’approche que nous cherchons Ă  dĂ©velopper lors de nos journĂ©es « Cultiver avec le vivant ».

Avant de parler de pratiques, nous prenons le temps de regarder ce qui se passe réellement sur le terrain.

Comment se comporte le sol ?

OĂč circule l’eau ?

Quelles plantes sont déjà présentes ?

Qu’avons-nous essayĂ© ?

Qu’avons-nous observĂ© ensuite ?

Cette maniĂšre de travailler s’est construite progressivement au fil de nos propres expĂ©riences Ă  la ferme.

Plusieurs de ces chantiers et expĂ©rimentations sont d’ailleurs racontĂ©s dans notre rĂ©trospective consacrĂ©e Ă  l’annĂ©e 2025.

👉 🌍 COOP 2025 : une annĂ©e de renouveau, de chantiers et de sols vivants Ă  la Ferme Happy’Vers

💬 Une succession de petits ateliers improvisĂ©s

En reprenant la route le soir, je repensais Ă  cette premiĂšre participation aux Floralies.

Au fond, cette journée avait ressemblé à une succession de petits ateliers improvisés.

Tout commençait par une question sur les vers.

Puis chacun apportait quelque chose Ă  la conversation.

Les enfants observaient.

Les parents racontaient leur jardin, leurs réussites, leurs difficultés, leurs essais de compost ou leurs projets de potager.

Nous rĂ©pondions aux questions qui relevaient de notre expĂ©rience et partagions ce que nous avions nous-mĂȘmes observĂ© Ă  la ferme.

Puis une autre personne arrivait.

Une autre question apparaissait.

Et la discussion repartait.

C’est probablement ce que je prĂ©fĂšre dans ces journĂ©es de rencontres.

On vient parfois simplement regarder des vers


et quelques minutes plus tard, nous sommes tous en train de parler jardin. đŸŒ±đŸȘ±

đŸŒ± Envie de poursuivre l’aventure ?

Si ces échanges vous donnent envie de découvrir le lombricompostage ou de venir nous rencontrer, plusieurs portes sont ouvertes :

👉 đŸȘ± DĂ©couvrir nos vers Ă  compost

👉 🌿 DĂ©couvrir nos lombricomposteurs en bois Douglas

👉 đŸŒ± DĂ©couvrir nos ateliers-formations nature

Et si vous préférez commencer tranquillement depuis chez vous :

👉 Lombricompostage : les 5 gestes essentiels pour dĂ©marrer sans galĂ©rer

Merci aux organisateurs des Floralies de Saint-AndrĂ©-de-Cubzac pour cette premiĂšre invitation, et merci Ă  toutes les personnes qui se sont arrĂȘtĂ©es quelques minutes — ou beaucoup plus longtemps — devant notre drĂŽle de panneau :

« Des vers pour votre jardin ? »

Une simple question


et finalement beaucoup de belles rencontres. 🌾đŸȘ±

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