Chantier forêt à la Ferme Happy’Vers : lombricompostage et transmission 🌱🪱🌳*

Chantier forêt à la Ferme Happy’Vers : lombricompostage et transmission 🌱🪱🌳*

🌳 Chantier Forêt – Partie 2 : lombricompostage, transmission et travail sur le terrain

Le jeudi 15 février 2024, une équipe de 10 personnes de l’AGERAD, structure d’insertion par l’activité économique spécialisée dans la gestion des espaces verts, a rejoint la Ferme Happy’Vers pour une journée de formation et de chantier.

Autour de Mahaba, Sébastien, Mika et son équipe, la journée allait se dérouler en deux temps : une initiation au lombricompostage, puis le retour sur le terrain pour poursuivre notre chantier forestier.

Et comme souvent à la ferme, avant les outils… il y avait le café. ☕😅

🪱 Commencer par le lombricompostage

La première partie de la journée était consacrée à la découverte du lombricompostage, activité centrale de la Ferme Happy’Vers.

Nous avons parlé des vers de compost, des matières organiques en décomposition, de l’humidité, de la litière et du fonctionnement général d’un lombricomposteur.

Herbes coupées, feuilles, broyat et autres matières végétales sont également présentes dans différents espaces de la ferme. Mais nous faisons aujourd’hui une distinction importante : toutes ces matières ne sont pas automatiquement des aliments à distribuer directement aux vers de compost.

Selon leur nature, leur état et leur quantité, elles peuvent être utilisées de différentes manières : couverture du sol, compostage, aménagements ou éventuellement intégration dans certains de nos processus.

👉 Quels déchets mettre dans un lombricomposteur ?

👉 5 gestes essentiels pour démarrer le lombricompostage sans galérer

🌿 Du lombricomposteur à la forêt : des pratiques différentes

Dans la première version de cet article, nous expliquions que les vers de terre étaient nos « alliés » pour les chantiers de forêt nourricière, le potager forestier et les buttes forestières.

Avec le recul, ce raccourci mélangeait plusieurs choses.

Les vers de compost que nous élevons, notamment Eisenia fetida, vivent dans des milieux riches en matières organiques en décomposition. Les sols de la ferme peuvent, eux, accueillir différentes espèces de vers ayant d’autres modes de vie.

Lombricompostage, paillage, compostage et aménagement d’une forêt sont donc des pratiques qui peuvent se croiser dans notre projet sans être confondues.

👉 Ce que les vers racontent selon leur milieu naturel

👉 Tous les vers sont-ils adaptés au lombricompostage ?

🌳 Puis retour sur le chantier forestier

Après cette première partie, direction la forêt.

Sous la conduite de Sébastien, Mika et son équipe, le chantier s’est poursuivi avec l’ouverture et l’éclaircissement de certains passages afin de faciliter nos déplacements et l’entretien futur de la zone.

Certains arbres ont été tronçonnés et une partie du bois récupéré a été mise de côté pour sécher avant d’être utilisée dans notre vieux fournil.

Autour de plusieurs fruitiers déjà présents — notamment des noisetiers, merisiers et églantiers — les ronces et certains petits bois ont également été taillés pour rendre les arbres plus accessibles.

🪵 Et le bois mort ?

Une partie du bois mort a été laissée sur place.

Dans l’ancien article, nous écrivions directement que ce bois « contribuait à la biodiversité locale ».

Aujourd’hui, nous préférons rester sur notre pratique : nous avons choisi de conserver une partie du bois mort dans certaines zones plutôt que de retirer systématiquement toute la matière présente.

Le chantier n’avait donc pas pour objectif de « nettoyer » entièrement la forêt.

Il s’agissait plutôt de choisir où intervenir, quels passages ouvrir, quels végétaux dégager et quelles matières laisser sur place.

C’est une différence importante.

🔎 Éclaircir une forêt ne veut pas dire tout enlever

Lorsque nous parlons d’« éclaircissement », il pourrait être tentant d’imaginer une zone entièrement débroussaillée.

Ce n’était pas l’objectif.

Nous voulions surtout pouvoir circuler, accéder aux arbres déjà présents et préparer progressivement les futurs aménagements.

Certaines ronces ont donc été coupées.

D’autres végétaux sont restés en place.

Du bois a été récupéré.

Du bois mort a été conservé.

Et les passages ont été travaillés progressivement.

Le chantier s’est construit à partir de ce que nous rencontrions sur le terrain plutôt qu’en cherchant à appliquer partout la même intervention.

🤝 Une journée de formation… les outils à la main

Cette journée avec l’AGERAD était aussi un temps de transmission.

Le matin, nous pouvions parler de lombricompostage autour d’un bac.

Quelques heures plus tard, nous étions dehors à regarder les arbres, les ronces, le bois et les chemins.

C’est précisément ce qui nous intéressait : relier les explications aux situations réellement rencontrées sur la ferme.

Observer.

Comprendre pourquoi une intervention est envisagée.

Faire.

Puis regarder le résultat.

C’est beaucoup plus concret qu’une journée entière passée devant un diaporama.

Et nettement plus difficile de somnoler discrètement derrière une tronçonneuse. 😂🌳

🌱 Un chantier qui allait continuer à évoluer

En février 2024, nous étions encore dans les premières étapes de transformation de cette partie de la ferme.

Les passages s’ouvraient progressivement et nous commencions à mieux identifier les arbres déjà présents ainsi que les possibilités d’aménagement.

Depuis, le projet a continué son chemin : plantations, greffages, buttes forestières, jeune forêt nourricière…

Ce qui rend aujourd’hui cet ancien article particulièrement intéressant, c’est justement de pouvoir remonter le fil de cette transformation étape après étape.

👉 Les buttes forestières

👉 De la friche au potager-forêt : buttes forestières et lombricompostage

👉 De champ maraîcher à jeune forêt nourricière : retour sur notre évolution

💚 Une histoire de transmission et de rencontres

Merci à Mika et à toute l’équipe de l’AGERAD pour cette journée passée avec nous, ainsi qu’à toutes les personnes qui ont participé au chantier.

Ces journées racontent aussi une partie importante de l’histoire de la ferme : des personnes arrivent avec leurs expériences, découvrent les nôtres, travaillent ensemble pendant quelques heures… et le lieu change progressivement.

Pas besoin de promettre la création d’un « écosystème parfaitement résilient ».

Ce qui a été réalisé ce jour-là est déjà une histoire suffisamment intéressante à raconter. 🌳

📚 Pour poursuivre l’histoire

👉 Le Chantier Mandala

👉 Les buttes forestières

👉 De la friche au potager-forêt

👉 De champ maraîcher à jeune forêt nourricière

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