Sommet de la Mesure d’Impact 2025 : retour d’expérience*

Sommet de la Mesure d’Impact 2025 : retour d’expérience*

🌱 Retour sur le Sommet de la Mesure d’Impact 2025 : « Re-faire une société » avec Impact Tank

Heureuse d’avoir été invitée

Le 16 mai 2025, j’ai eu le plaisir d’être invitée au Sommet de la Mesure d’Impact, organisé par Impact Tank et ses partenaires au CESE, à Paris.

Cette troisième édition était placée sous le thème :

« Re-faire une société »

Une journée de conférences, de tables rondes et de rencontres autour d’un sujet qui m’intéresse particulièrement : comment regarder autrement les effets de nos projets et apprendre à mieux les évaluer ?

Pour Happy’Vers, cette invitation faisait aussi écho à plusieurs dimensions de notre activité : agriculture, projets de territoire, coopération, solidarité et actions menées en France comme en Côte d’Ivoire.

Je suis donc arrivée avec beaucoup de curiosité…

et mon carnet de notes pas très loin. 😊

🗣️ Agriculture, coopération et mesure d’impact

Au cours de la journée, j’ai assisté à plusieurs tables rondes.

Parmi les sujets abordés figuraient notamment l’agriculture, les chaînes de valeur, l’innovation rurale, la solidarité et les coopérations entre acteurs publics, privés et associatifs.

D’autres échanges portaient directement sur la mesure d’impact : les objectifs d’un projet, les indicateurs utilisés pour le suivre et les différentes manières d’en observer les résultats dans le temps.

Ces sujets faisaient forcément écho à notre propre parcours.

À Happy’Vers, nous menons des projets agricoles, pédagogiques et territoriaux avec des publics et des partenaires très différents.

Depuis 2022, nous sommes également engagés dans des actions de coopération entre la France et la Côte d’Ivoire.

Je n’étais donc pas venue chercher une recette toute faite.

J’étais surtout là pour écouter, comprendre les méthodes présentées et réfléchir à la manière dont certaines de ces questions pouvaient nourrir notre propre travail.

🎯 Mesurer… mais mesurer quoi ?

C’est probablement l’une des questions que cette journée m’a le plus donné envie de creuser.

Lorsqu’on mène un projet, on peut facilement raconter ce que l’on a fait.

Combien de personnes ont participé ?

Combien d’ateliers ont été organisés ?

Combien de structures ont été mobilisées ?

Mais raconter une action et essayer d’en comprendre les effets sont deux choses différentes.

Et c’est précisément cette distinction qui m’intéresse.

Qu’est-ce que nous voulons réellement observer ?

Quels indicateurs choisissons-nous ?

Sur quelle durée ?

Et comment éviter de confondre ce que nous espérons produire avec ce que nous pouvons réellement constater ?

Ces questions sont particulièrement intéressantes pour nous.

Parce qu’au fil des années, Happy’Vers s’est développé bien au-delà de la seule production de vers à compost.

Nous organisons des ateliers.

Nous accueillons différents publics.

Nous participons à des projets de territoire.

Nous expérimentons différentes pratiques à la ferme.

Nous travaillons avec des collectivités, des associations, des établissements et d’autres acteurs locaux.

Et nous développons également des coopérations entre la France et la Côte d’Ivoire.

Toutes ces actions peuvent être racontées.

Mais mesurer leurs effets demande une autre démarche.

🌱 Ce que j’ai retenu de cette journée

Je suis repartie du sommet avec plusieurs pistes de réflexion.

D’abord, l’importance de définir clairement ce que l’on cherche à faire avant de vouloir en mesurer les résultats.

Ensuite, l’intérêt de réfléchir aux indicateurs dès la construction d’un projet plutôt que seulement au moment du bilan.

Et enfin, la place des différentes personnes concernées par un projet dans cette réflexion.

Ce sont mes propres enseignements de la journée, à partir des conférences et échanges auxquels j’ai assisté.

Ils ne constituent évidemment pas une méthode universelle de mesure d’impact.

Mais ils m’ont donné envie d’aller plus loin.

Et surtout, de regarder certains de nos propres projets avec une question supplémentaire :

qu’est-ce que nous pouvons réellement observer et documenter ?

🤝 Des rencontres qui ouvrent d’autres perspectives

Comme souvent lors de ce type d’événement, les conférences ne représentent qu’une partie de l’expérience.

Il y a aussi les rencontres.

Les discussions entre deux interventions.

Les personnes que l’on découvre.

Les expériences que l’on entend raconter.

Et parfois une idée notée rapidement dans un carnet qui continuera à faire son chemin plusieurs mois plus tard.

Cette journée m’a permis de découvrir d’autres approches et d’entendre des acteurs issus d’univers très différents du nôtre.

C’est aussi pour cela que j’apprécie ces rendez-vous.

Ils nous obligent parfois à regarder nos propres projets avec un autre angle.

🌍 De Paris à nos projets de terrain

En quittant le CESE, je pensais déjà à la ferme.

À nos ateliers.

Aux projets menés avec nos partenaires.

Aux actions développées sur notre territoire.

Et à nos coopérations entre la France et la Côte d’Ivoire.

Non pas pour leur coller immédiatement une étiquette « à impact ».

Mais justement pour me poser davantage de questions.

Qu’avons-nous réellement réalisé ?

Qu’observons-nous ?

Que disent les personnes qui participent à nos actions ?

Quels résultats pouvons-nous documenter ?

Et que devons-nous encore apprendre à mesurer ?

Finalement, c’est peut-être cela que je retiens le plus de cette journée.

Avant de vouloir raconter l’impact d’un projet…

encore faut-il apprendre à le regarder.

Et sur ce sujet, nous avons encore beaucoup à apprendre.

C’est précisément ce qui rend la suite intéressante. 🌱

🙏 Merci

Un grand merci à Impact Tank, à ses partenaires et à l’ensemble des intervenantes et intervenants pour cette journée de rencontres et de réflexions.

Je suis heureuse d’avoir pu participer à cette édition 2025 et de repartir avec de nouvelles questions à explorer dans nos propres projets.

Et merci également à toutes celles et ceux qui suivent, accompagnent ou participent aux aventures Happy’Vers, en France comme en Côte d’Ivoire.

Parce que derrière les projets, les indicateurs et les bilans…

il y a toujours des personnes, des expériences et des histoires à écouter.

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